Zémir & Azor

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Zémir & Azor

OPÉRA féerique
Musique XVIIIè

Création au Château de Fontainebleau les 8 et 9 mars 2002
À bord de la péniche du 14 mars au 13 avril 2002
2ème création au château de la Roche Guyon octobre 2017
et tournage du film :
Zémire et Azor où la Belle et la Bête au château de La Roche Guyon

Réflexion autour de la naissance d’un genre : l’Opéra-Comique :
Zémire et Azor créé le 9 novembre 1771 à Fontainebleau, s’inscrit dans la tradition de l’Opéra-Comique. Le livret de Jean-François Marmontel est une adaptation de l’histoire de la « Belle et la Bête ». il en reprendra l’allure sensuelle et parfois même érotique qu’inscrivait Madame de Villeneuve dans son roman écrit en 1740. N’y trouve-t-on pas la bête qui demande chaque soir à la belle : « Voulez-vous coucher avec moi ? ». Cet opéra féérique aux accents libertins utilise un univers de prédilection de cette époque post baroque : jeux de masques, jeux de travestissements, jeux des illusions, jeux de miroirs s’unissent aux antres mystérieux, aux les tapis volants, au château hanté, à la magie, à la féérie même. De ce délicieux mélange aux allures de contes pour enfant, jaillit, philosophie, morale et parfois même une critique aiguisée de la société mondaine de l’Ancien Régime. La musique de cet ouvrage est ravissante et pleine d’esprit. Elle est très significative de la musique française de la fin du XVIIIème siècle. Tout en se reposant par bien des aspects sur les lois du baroque, qui termine son règne, elle annonce déjà l’ère du classicisme, notamment dans l’ouverture, qui en prend déjà les formes, et dans l’utilisation de dialogues parlés remplaçant le récitatif, ouvrant la porte à un nouveau genre : l’opéra-comique

Jusqu’à une période encore récente, l’apprentissage de la violence et de l’érotisme, s’est fait à l’aide du conte de fée.
Les compositeurs n’ont pas tardé à comprendre que ce style (comme la mythologie), synthétisait les ressorts propices à la création lyrique.
En cette époque où l’image et le paraître occupent une place prépondérante, cette « Belle et la Bête », revisité par Grétry, nous semble toujours d’actualité.
La Péniche Opéra reste fidèle à sa ligne de conduite.
Christophe Crapez

Un documentaire lyrique autour de la Belle et la Bête au Château de La Roche Guyon
Voici un court-métrage de 30 minutes, réalisé à l’occasion de la représentation de l’opéra Zémire et Azor, de Grétry donnée le 4 octobre 2017 dans les salons de la Duchesse d’Enville au château de la Roche Guyon
Il ne s’agit pas d’une captation mais plutôt d’une dissertation autour du thème de la Belle et la Bête qui a inspiré le livret de cet opéra écrit en 1771, thème qui sied particulièrement bien au château de la Roche Guyon.
Il ne s’agit pas de réaliser un portrait de la Duchesse d’Enville, maitresse des lieux pendant près d’un siècle, bien que celle-ci symbolise à merveille cette ouverture d’esprit propre au XVIIIème siècle, tout entier tourné vers la découverte de l’Etrange, de l’Autre, de la Nouveauté.
Il s’agit de partir à la recherche de la « bête » qui hante le domaine de la Roche Guyon, de tenter d’apprivoiser les lieux à travers ce conte et de rendre compte de la séduction qu’ils exercent sur le visiteur.
Le conte de la Belle et la Bête prend, aujourd’hui d’autres résonances. Comment la peur de l’autre peut être aussi fascination, séduction, désir ?
Et ne dit-on pas qu’il y a un homme sauvage qui niche dans la falaise au-dessus du château de La Roche Guyon, depuis la nuit des temps ?
Il parait que le maitre d’œuvre qui travaille alentour du donjon l’a, à plusieurs fois, aperçu.
Il semble qu’il soit tout velu, hirsute et muet, et qu’il porte une massue
Et puisque l’on dit que la musique est un langage universel qui permet d’apprivoiser les bêtes les plus sauvages, gageons que celle de Grétry saura séduire la Bête du Château de La Roche Guyon et nous permettra de visiter ses recoins les plus intimes. Mireille Larroche.

J’ai choisi le principe d’une représentation de salon autour d’un castelet. Passer du jeu onirique et poétique des marionnettes, au jeu plus réaliste des interprètes, de la machinerie spectaculaire au jeu intimiste, des effets féériques (nombreux dans cet ouvrage) aux jeux libertins d’un salon du XVIIIème. … autant d’univers de prédilection pour cette époque post-baroque qui se meurt dans les derniers soubresauts de l’Ancien Régime.
Mireille Larroche


  • Direction musicale et transcription : Jean Pierre Arnaud
  • Mise en scène : Mireille Larroche Assistée d’Alain Patiès
  • Marionnettes : Cristiana Daneo, Ombeline de Benque
  • Lumières, Régie Générale : Marc Pracca
  • Chantal Perraud : Zémire
  • Christophe Crapez : Azor et Ali
  • Lionel Peintre : Sanders
  • Claire Geoffroy-Dechaume : Lisbé
  • Isabelle Obadia : Fatmé
  • Chef de chant : Claude Lavoix

Ensemble Carpe Dem

  • Flûte : Marine Perrez,
  • Haut Bois : Jean Pierre Arnaud,
  • violon : Catherine Montier,
  • Alto : Vincent Aucante,
  • Contrebasse : Philippe Noharet

Co-Produit par La Péniche Opéra, Carpe Diem, Ville de Fontainebleau, Opéra Royal de Wallonie. En partenariat avec Zurban et Mezzo

Reprise et film

  • Blandine Sanson de Sanval : Madame d’Enville et Fatimé.
  • Amélie Tatti : la chanteuse et Zémire .
  • Laura Baudelet : Madame de Beaumont et Lisbé
  • Émilien Marion : Louis Alexandre de Laroche Foucault et Azor.
  • Jean François Setti : l’Abbé et Sander.
  • Benjamin Athanase : Marmontel et Ali.

Production Arca avec le soutien du Château de Laroche Guyon et de l’école Normale de Musique de Paris


Création Zémir et Azor :

Reprise à au Château de La Roche Guyon

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